La reconnaissance officielle

De l’OCC à la Fédération

En 1970, le maire de La Roche-sur-Yon propose  à Olivier Fenoy  de prendre en charge l’animation culturelle de la ville qui gagne, au regard de ses bons résultats, le concours des villes moyennes lancé par le ministre Albin Chalandon.

C’est un bouleversement pour l’association qui obtient ainsi une reconnaissance officielle : en 1972, elle est agréée par le Ministère de la Jeunesse et des Sports,   et reçoit ses premières dotations.

Olivier Fenoy  (28 ans à l’époque) est décoré de l’Ordre du Mérite et nommé membre du Haut Comité de la Jeunesse et des Sports où il siège à côté des responsables des grosses fédérations de jeunesse de l’époque.

L’expérience de la Roche-sur-Yon est refondatrice à bien des égards. En faisant passer l’OCC de la production artistique à l’animation socio-culturelle, elle va élargir considérablement sa vision des actions possibles et, avec elle,  le spectre de ses activités.

De nombreux jeunes, professionnels (artistes, artisans, travailleurs sociaux…) ou en recherche d’un engagement sociétal rejoignent l’OCC dont les effectifs quadruplent en quelques années. Ils apportent leur compétence et leur énergie au montage de nouveaux projets en France et à l’étranger (Canada, Chili).

Pour les fédérer, l’OCC devient OCC-FNAG (Fédération Nationale d’Animation Globale) en 1978.

Dans cette période d’effervescence culturelle qui va jusqu’au milieu des années  90, une dizaine de centres sont créés : des centres d’animation,  formation au métier d’animateur,  mais aussi  café des arts à Grenoble,  académie de théâtre pour enfants dans l’Aube, l’ATAU (Ateliers d’Architecture et d’Urbanisme),  école du métier (formation à l’art de bâtir)…

L’association poursuit également son travail de création artistique : tournées théâtrales, spectacles d’animation au château de Chambord, d’histoire et d’expression populaire au Creusot, spectacle de clôture des rencontres du renouveau charismatique à Strasbourg, réalisation d’un film, « L’avenir dans les yeux d’un enfant », avec des populations amérindiennes sous le patronage de l’UNESCO etc…

Ce foisonnement d’activités conduit à la constitution d’associations ou structures professionnelles autonomes, et ce dès le début des années 80.

Les différentes entités culturelles qui sont issues de cette histoire ne constituent donc pas, comme l’affirment les auteurs du site les années blanches  (qui en ont créé certaines) une « nébuleuse » conçue à partir de 1996 par l’OCC-FNAG « pour soustraire son patrimoine immobilier à tout redressement fiscal ou judiciaire » ou « occulter un organisme sectaire ».

Elles reflètent une volonté de décentralisation qui s’est exprimée bien antérieurement et pour une raison simple : elle est corollaire de la vision personnaliste dans laquelle  s’est enraciné l’Office Culturel de Cluny, la responsabilité personnelle d’un projet conduit à l’échelle locale, à tous les niveaux, y compris juridique et financier.

La maturité