Le patrimoine foncier

Le site les années blanches.fr affirme : Pour soustraire son patrimoine immobilier à tout redressement fiscal ou judiciaire, l’OCC organise progressivement son insolvabilité à partir de 1996 et suscite alors une nébuleuse de structures : le but est de faire de cette association une coquille vide. Des SCI sont créées et les biens associatifs deviennent des biens privés, rachetés nominativement, en dehors de leur valeur vénale, par les héritages de certains « clunisiens ».

L’Office Culturel de Cluny n’a jamais possédé en propre que deux biens immobiliers, l’un dans le Rhône, à Machy, l’autre dans l’Aube, à Pâlis. Le premier a été financé par un emprunt, remboursé par un don important quelques années plus tard ; l’autre, partie par des subventions, partie par un emprunt.

Dire, comme l’écrit le collectif,  que Machy a été acquis par “le travail bénévole des permanents” est donc une affirmation fausse au service d’une thèse.

Les autres centres ouverts par la suite sont de trois types : des locations,  la propriété d’autres associations et des biens acquis par la constitution de SCI (Sociétés Civiles Immobilières).

Ces SCI ont été constituées afin de réunir le capital nécessaire à l’acquisition de locaux et terrains où implanter de nouveaux projets ou pour mener des chantiers de restauration de sites culturels existants, impossibles à financer par les seules activités (c’est le cas notamment des centres de Machy et Pâlis).

Précisons que la première SCI, à Perreuil (71), a été constituée en 1985, soit 11 ans avant la publication du rapport parlementaire sur les sectes. La seconde l’a été en 1995, à Grenoble,  à l’occasion de l’agrandissement du Café des Arts.

Les capitaux ont été apportés par des personnes physiques, ils ont fait l’objet de déclarations fiscales et du paiement des taxes correspondantes. Toutes choses  aisément vérifiables auprès de l’administration fiscale.

Il convient de souligner que les membres engagés de « Cluny »  sont toujours restés propriétaires de leur patrimoine personnel, qu’il soit immobilier ou mobilier. Si certains ont souhaité librement investir dans les SCI des différents centres culturels où ils œuvrent, le prix d’achat de leurs parts a toujours été calculé sur la valeur vénale des biens, régulièrement ré-estimés.

Les parts prises par ceux qui sont partis leur ont été intégralement  restituées.

En clair, ce qu’écrit le “collectif des 21” est un mensonge.