L’association Patrimoine et Développement

L’association « Patrimoine et Développement », assignée aux Prud’hommes par le collectif des 21, est également mise en cause sur son site.

Précisons d’emblée que c’est l’un des membres les plus actifs du collectif  qui a été le président durant près de 10 ans (de 2001 à 2010) de cette association dont il a dénoncé, un an après son départ, la gestion devant les tribunaux. Son témoignage constitue une violation de l’adage selon lequel nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude.

En 1992 est créée l’association de « La Sainte Espérance ». Elle est destinée à recevoir l’apport avec droit de reprise du patrimoine immobilier d’une femme sans héritiers qui a souhaité transmettre son bien de Chatressac (17) pour y mener une action œcuménique et culturelle.

Les auteurs du site écrivent : « Cette association est envisagée comme lieu de thésaurisation des avoirs financiers et immobiliers, pour assurer la vieillesse des « clunisiens ». Tous en sont de fait membres actifs. En 2001, cette association change son nom en « Patrimoine et Développement ». Elle devient alors explicitement une association patrimoniale, une sorte de banque privée, de caisse de retraite des « clunisiens ».

C’est peut-être ce que souhaitait secrètement celui qui en a pris la présidence en 2001.

S’il est exact que la nouvelle association a été un temps envisagée comme susceptible de recueillir d’autres éventuels legs, cette perspective a été vite abandonnée, son statut loi 1901 ne le lui permettant pas.

Comment une association, ayant pour objet « de gérer dans un but non lucratif des biens matériels, mobiliers, immobiliers ou financiers en vue de leur utilisation au service du développement d’actions culturelles » (article 2) et non habilitée à recevoir des legs, pourrait-elle devenir une banque privée ou une caisse de retraite ? Ces propos sont dénués de tout bon sens.

Pendant ses premières années, l’association « La Sainte Espérance » a reçu quelques dons manuels avec lesquels elle a pris des parts minoritaires dans certaines SCI constituées au service de projets culturels.

En 2001, envisageant des travaux importants au Domaine de Chatressac, elle a changé de nom et est devenue « Patrimoine et Développement ».

En sa qualité d’architecte, son nouveau président s’est vu également confier la coordination des projets immobiliers émanant des différents centres culturels .

Durant ses 10 années de présidence, il a mêlé ces deux missions et infléchi la politique de l’association Patrimoine et Développement. Il l’a fait intervenir financièrement dans plusieurs campagnes de travaux menées par les SCI locales, en y prenant des parts conséquentes,  parts financées par des emprunts ou par des apports avec droit de reprise de membres co-engagés de « Cluny ».

Ses revendications actuelles expliquent-elles pourquoi il insistait tant pour que les patrimoines privés soient apportés ou donnés à l’association ?

Après sa démission,  l’association s’est désengagée de la plupart des SCI pour rembourser ses emprunts et apports.