Un choix de vie commune

Nous étions  comédiens, architectes, musiciens, enseignants, ingénieurs, maçons, infirmiers… Comme beaucoup de jeunes, dans le bouillonnement de l’après mai 68, nous avions soif de nouveau, d’inventer des chemins de vie plus authentiques où nos aspirations, nos idéaux puissent s’exprimer dans notre activité professionnelle comme dans notre vie sociale.

Nous avions en commun des valeurs chrétiennes. Le concile Vatican II, en  renouvelant l’Église, avait ouvert aux laïcs un nouveau champ d’action et les invitait à tenir leur rôle dans l’humanisation de nos sociétés. Il insistait sur l’importance de la culture.

Le chemin ouvert par Olivier Fenoy et ses premiers compagnons à travers le théâtre et l’animation culturelle nous a interpellés.
La forme particulière d’engagement choisie par certains membres de l’OCC fut doute la chose la plus difficile à faire comprendre.

La forme particulière d’engagement choisie par certains membres de l’OCC fut doute la chose la plus difficile à faire comprendre.

Elle est aussi à l’origine de tous les déboires qu’a pu connaître l’Office Culturel de Cluny en dépit de la reconnaissance accordée à ses réalisations dans le domaine culturel.   Comment mieux l’expliquer qu’en disant comment nous l’avons vécue ?

Nous voulions mettre nos compétences artistiques au service d’une association culturelle pour y développer de nouveaux champs d’activité et ceci représentait pour nous un engagement citoyen.   Mais nous sentions aussi la nécessité d’irriguer notre action, portée par des valeurs partagées, par une vie communautaire  étayée par la prière. Il s’agissait là d’un engagement spirituel. Il nous a conduit à nous inspirer de  la tradition monastique bénédictine pour déterminer les clés du vivre ensemble.

Ce choix de vie commune, impliquant selon son modèle un engagement pérenne, entre autres dans le célibat, afin de garder une entière disponibilité au travail à accomplir, peut apparaître aux esprits d’aujourd’hui d’un radicalisme insensé.

En s’employant à le démolir, les auteurs du site oublient sans doute qu’ils y ont adhéré librement, longuement, comme tant d’autres, attirés au fil des années par le rayonnement de Cluny.

De même qu’ils ont fait, en toute liberté, le choix de rompre cet engagement tout en poursuivant les mêmes activités. Une majorité d’entre eux sont aujourd’hui mariés avec un autre membre du « collectif des 21 ».

Laïcs chrétiens

Un contrat d’association

Des évolutions au fil du temps