Laïcs chrétiens

Les rapports avec l’Église

C’est un des membres du collectif des 21 qui a le mieux formulé en son temps le positionnement, à la fois laïc et chrétien, des membres de « Cluny ».

En 1997, celui-ci, qui en a été le directeur général adjoint après avoir été pendant plusieurs années son administrateur général, écrivait dans la revue de l’association « Le Courrier- nouvelles de Cluny » :

« L’OCC-FNAG n’est pas un “mouvement religieux” mais une association de droit français. Certes, créée par des catholiques et animée par une communauté de chrétiens laïcs, l’association n’a jamais fait mystère que toute son action veut être fondée sur une conception chrétienne de la personne humaine et des rapports sociaux.

Pour autant, les membres de l’association ne sont pas tous catholiques et même pas tous chrétiens. Leur engagement dans la société, par l’action culturelle, est un engagement de citoyens. Ils y agissent en leur nom propre, sous leur responsabilité personnelle, conformément à leur conscience, pour promouvoir ce qu’ils estiment nécessaire au bien des populations dont ils sont solidaires, dans des activités civiles qui ne relèvent pas de l’autorité directe de la Hiérarchie de l’Église Catholique.

Leur objectif n’est pas l’enseignement de la foi catholique mais la recherche de façons d’être et de modes de vie plus humains, plus justes, plus beaux… »

Nous ne renions pas une seule ligne de cette profession de foi, contrairement à son auteur qui tient aujourd’hui un tout autre langage.

Elle permet de comprendre pourquoi l’association OCC est restée « hors l’Église », comme le lui reprochent aujourd’hui ses dissidents sur leur site, étant donné qu’elle ne pouvait  prétendre à un statut canonique en qualité de communauté religieuse prosélyte. Et ne l’a donc jamais sollicité.

Elle éclaire aussi (sous un tout autre jour que le « collectif des 21″) les raisons du refus du statut de « communauté privée de fidèles », proposé par les autorités ecclésiales dans les années 80, qui enfermait les membres engagés  dans les seuls choix de vie privés sans prendre en compte la nature laïque de leurs actions.

Ceux-ci n’en ont pas moins toujours eu des liens étroits avec l’Église, de filiation spirituelle et d’amitié avec plusieurs de ses évêques, de collaboration avec des communautés religieuses ou monastiques diverses. Ils affirment avec force leur appartenance à l’Église, sa foi en elle et en sa mission.

Ce positionnement « d’éloignement/proximité », comme le définit le collectif, n’a jamais été « destiné à endormir toute vigilance épiscopale ». Il tient à la  nature particulière de notre identité.

Un contrat d’association

Des évolutions au fil du temps